mercredi 16 septembre 2009

Retour

Ca fait maintenant plus d'une semaine que nous somme rentrés et nous n'avons toujours pas donné de nouvelles, toujours pas fait de conclusion de ce blog qui reste abandonné comme la plage de la chanson de Brigitte Bardot.

Bref, nous sommes tous arrivés en vie après 5h ou 7h d'avion, passés pour la plupart à regarder des film et à attendre de toucher le sol français. On est rentrés ravis de ces 26 jours burkinabè qui nous ont appris beaucoup, grâce à l'accueil incroyable qu'on a reçu de toutes les personnes croisées. Et en France, nous avons surtout regretté les gens qui nous saluaient dans la rue, qui nous remarquaient, et qui nous parlaient.

Merci beaucoup de nous avoir suivis ponctuellement ou régulièrement, anonymement ou pas, c'était aussi pour nous un excellent exercice de vous faire part de ce qui nous étonnait chaque jour, et on en a encore tellement oublié! On espère pouvoir repartir l'an prochain, et découvrir encore et encore toutes les choses qu'il nous reste à voir.

Inch'Allah! (La spiritualité des Burkinabè ne me laisse pas indifférente!)

On vous embrasse fort fort fort, en attendant de nouvelles aventures!
La Faso-Team

jeudi 3 septembre 2009

Quelques Photos

Voila quelques photos de plus...

Peut-être les dernières avant notre retour en France.

La Faso-Team

L'école est finie, mais oui, mais oui!

Hello everybody!

Nous revoilà, après, pour changer, quelques jours de pluie. Croyez-nous, ou pas, cette fois, nous avons su mettre à profit notre expérience de vieux routard de l'Afrique et nous ne sommes pas allés au collège quand les premières gouttes se sont mises à tomber. Nous avons pu remarquer grâce à cela que le séjour à Réo nous avait bien crevés puisque, sans scrupule, nous sommes retournés au lit pour ajouter quelques heures de sommeil à notre nuit. (par discrétion, je ne tiendrai pas de compte ici.) Ce mardi pluvieux fut particulièrement productif puisque les plus fatigués d'entre nous, éreiiiiintés par l'adaptation, les efforts de professorat, l'activité physique (on les comprend bien...), ont littéralement passé une journée en mode chat: dormir, manger, dormir, manger. De toute façon, le choix des activités était assez limité. Cela dit, les dégâts à Ouaga ont été considérables: des maisons effondrées, des ponts rompus, et de la boue partout. Ce qui a valut à Koudougou 24h sans courant. Pour les familles qui ont tout perdu dans l'inondation, ici, personne ne s'inquiète puisqu'une très forte solidarité se maintient toujours entre les gens, et tout le monde trouvera un membre de sa famille (mais attention, la famille africaine, hein? Ça peut être les enfants du cousin du grand père de la femme etc..)pour les accueillir. Nous avions un peu peur pour le vol de Rox demain, mais il semble que la voie pour aller à l'aéroport soit dégagée, et que les avions décollent. Nous verrons bien demain!
Mardi soir, la pluie ayant cessé, nous avons eu le bonheur de goûter le plât local: le Thô (farine de mil mélangée à de l'eau, accompagné d'une sauce.), dans la cour d'une soeur de Koudougou, amie de Pierre. Se doutant que nous n'apprécierions pas le Thô à sa juste valeur, elle avait pris la peine de nous faire une salade de crudité, du poulet, des pâtes et du poisson, et des fruits. Et tout ça comme si nous étions 10. Elle était un peu déçue de voir que nous ne finissions pas tous les plats.. C'était un dîner très agréable, sauf à la fin où nous n'avions plus rien à nous dire, et Pierre, le lien entre elle et nous, s'assoupissait en douce dans son siège. Personne n'osait demander, ou donner congé, et nous lancions des regards implorants à Pierre qui ne nous voyait pas. Finalement nous en sommes sortis, après avoir selon la tradition burkinabè "demandé la route". Soeur Claudette nous a répondu, parfaitement: "Je ne vous donne qu'une moitié de route, pour que vous puissiez revenir"
Mercredi était notre dernier jour d'école, et comme promis, le jour où l'on devait "siffler quelques bières, et manger un bout de viande" avec nos collègues. Matt et Rox ont très sérieusement fait cours, tandis que Juliette prétextant faire du vocabulaire, faisait des pendus avec ses 4 malheureux élèves. Les collègues nous ont donc ensuite amenés dans un petit maquis, où nous avons, en effet, bu et mangé, à 10h du matin! On a beaucoup parlé foot puisqu'il y a un match Côte d'Ivoire-Burkina samedi. Matthieu a pu à merveille s'intégrer à la conversation. Mais à midi passé, nous avons rendu les armes et prétexté un retour impératif à Kassou. Très gentiment, Benjamin, le directeur nous a alors invités le soir même pour manger un poulet en ville.
Il est venu nous chercher à Kassou à 19h avec sa voiture qui avait pris l'eau à Ouaga, et nous sommes sortis en ville à la nuit tombée, pour la 2e fois seulement de notre séjour. Le maquis nous a encore une fois prouvé qu'ici, il n'y a pas d'urgence, puisqu'ayant commandé dans l'après-midi, nous avons tout de même attendu 2h que notre poulet cuise. Le dîner était particulièrement enrichissant pour nous car Benjamin nous a raconté des anecdotes et nous a encore familiarisés avec le savoir-vivre burkinabè.
Ce matin, grasse matinée. et à 9h30, départ pour Koudougou, où nous avions rendez-vous avec deux profs, dont l'un souhaitait nous faire des cadeaux. Eh bien, nous n'en avons vu aucun! (Mais nous avons les cadeaux...!!!)

Rapide complément du savoir-vivre burkinabè:
Ici, on ne dit pas "pose ta bouteille parterre quand elle est vide", mais "jette ton canari quand il est percé",
Ici, la broderie est une spécialité masculine.
Ici, on dit "il faut parler bon français" pour soudoyer un policier.
Ici, tout le monde aime danser.
Ici, on peut mettre des chèvres sur le toit d'un bus.
Ici, on ne met pas l'argent à la banque, on l'enterre dans sa cour.
Ici, les fous ne dorment pas dehors.
Ici, "quand on te lave le dos, il faut te laver la figure" (Si on t'aide, il faut que tu te bouges aussi)
Ici, si tu demandes à manger et qu'on te donne rien, c'est que l'autre n'a pas à manger non plus.
Ici, la notion de cousin n'existe pas. Ce sont des frères.

On vous kiffe-kiffe.
La Faso-Team.